Activités illégales de développement et de construction à Jérusalem


Source: “Illegal Development and Other Construction Activity in Jerusalem

Adaptation française par Danilette

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Le processus d’acquisition d’un permis de construire dans les quartiers de Jérusalem-est est le même pour les Arabes et pour les Juifs, et la Haute Cour israélienne a statué que les Musulmans, les Chrétiens et les Juifs peuvent acheter des terrains dans toutes les parties de la ville.

La population arabe de Jérusalem est passée de 26 % en 1967 à 35 % en 2007.

Bien que Jérusalem soit fréquemment accusée de tenter de modifier la démographie de Jérusalem, le maire de Jérusalem, Nir Barkat a déclaré : « La loi israélienne ne fait aucune discrimination entre Juifs, Musulmans et Chrétiens ou entre Jérusalem-est et Jérusalem-ouest » [4].

Par exemple, le gouvernement israélien avait annoncé en décembre 2009 (ce qui a déclenché un tollé international) qu’il approuvait la construction de 1200 logements neufs à la fois pour les habitants arabes et juifs de Jérusalem-est. 512 unités furent autorisées dans le quartier de Silwan pour la population arabe à Jérusalem-est et 692 unités de logements pour les quartiers à majorité juive de Har Homa, Neve Yaakov et Pisgat Zeev [5].

La majorité des terrains sur lesquels Neve Yaakov et Har Homa ont été construits, ont été achetés par des organisations juives ou des particuliers juifs avant l’établissement de l’État d’Israël en 1948, ou légalement acquis par le gouvernement israélien après 1967.

Constructions illégales

La direction palestinienne a activement encouragé et subventionné la construction illégale dans le cadre d’une stratégie de bataille démographique qui a atteint son objectif puisque la construction arabe à Jérusalem a effectivement dépassé la construction juive depuis 1967 [7].

Promotion de la construction illégale par l’Autorité palestinienne

L’autorité palestinienne (AP) a orchestré une campagne très bien financée de construction illégale à Jérusalem-est. Un officiel de l’AP a déclaré que sur une période de quatre ans, les Palestiniens avaient construit 6000 maisons sans permis. Sur ce nombre, Israël a ordonné la destruction de moins de 3,3 % des maisons (200).

En juillet 2009, le chef de l’agence israélienne de Sécurité intérieure, Yuval Diskin, a exposé la stratégie de bataille démographique de l’Autorité Palestinienne qui empêche les Arabes de vendre des terrains à des Juifs à Jérusalem. Il a dit que l’Autorité Palestinienne et ses forces de sécurité travaillent activement pour empêcher les Palestiniens de vendre des biens à des Juifs, en particulier à Jérusalem-est.

En 2002, le Dr Sari Nusseibei, chargé des affaires de Jérusalem au sein de l’AP, a estimé que les Arabes de Jérusalem auraient besoin d’environ 20 000 unités de logements pour assurer la croissance naturelle jusqu’en 2020 (la croissance naturelle des habitants des implantations n’existe pas, elle ?). Mais depuis 1999, la municipalité de Jérusalem a déjà approuvé un plan autorisant plus de 33 000 unités de logements jusqu’en 2005.

En dépit de cela, l’AP continue de soutenir la construction illégale à Jérusalem comme l’illustrent les exemples suivants :

  • L’Autorité Palestinienne assure le paiement des amendes et des frais juridiques des Palestiniens qui construisent illégalement. En 2000, l’autorité palestinienne a reçu au moins 38 requêtes d’aide financière pour des constructions illégales. Certains voulaient des aides pour rénover ou développer des unités de logements qui étaient en danger de démolition. D’autres ont demandé une aide parce qu’ils construisaient à la limite d’un quartier juif pour empêcher son expansion. Les requêtes documentées montrent que l’AP vient régulièrement en aide aux Arabes de Jérusalem pour leur permettre de construire illégalement.

  • En 2000, le gouverneur de l’Autorité palestinienne du district de Jérusalem, Jamil Nasser Othman, a écrit à Yasser Arafat : «Tout Arabe qui construit à Jérusalem accomplit un acte national du plus haut niveau».  Il a déclaré que cette position assure l’arabisation de Jérusalem et protège leurs terres de l’invasion des colons juifs. Othman a ensuite demandé à Arafat de continuer à payer les amendes pour la construction illégale.

Promotion de la construction illégale par d’autres entités et d’autres pays

Les constructions illégales ne sont pas financées exclusivement par l’AP. Il y a un effort concerté à la fois de l’OLP, de certains Etats du golfe et des millionnaires Palestiniens, tels Abd al-Majid Shuman et Munib al-Masri, pour acheter des biens et financer la construction illégale pour les Arabes de Jérusalem dans la partie est de la ville. Le fonds du trésor Jérusalem au Maroc a joué un rôle actif dans cette entreprise ainsi que la Fondation de Jérusalem pour le développement et l’investissement, dont le siège est en Jordanie. Plusieurs fondations semblables existent en Arabie Saoudite, et les dons en provenance du Qatar ont aidé à financer la récente construction de 58 logements arabes dans le quartier de Beit Hanina à Jérusalem-est.

En outre :

  • En 1995, le ministre du logement de l’AP, Zaharia el Ahia, déclarait que l’Autorité palestinienne avait déboursé 30 millions de dollars reçus de l’Arabie Saoudite pour construire 10.000 nouveaux appartements à Jérusalem et agrandir des bâtiments existants. L’AP a fourni une aide aux gens sans se soucier de savoir s’ils avaient des permis de construire.

  • En 1996, le Cheikh Hassan Tahboob, ministre du Waqf et des affaires religieuses, a obtenu un don de 1.144.000 dollars de la banque mondiale pour le développement musulman. L’argent a été utilisé pour effectuer des agrandissements et des rénovations de 850 immeubles à Jérusalem qui n’avaient pas de permis de construire.

  • La même année, le Congrès National palestinien a approuvé le projet de lever des fonds de pays et de particuliers arabes pour soutenir le développement et la construction et empêcher la Vieille Ville de devenir totalement juive.

  • En octobre 1996, le ministre de l’Autorité Palestinienne pour les Affaires de Jérusalem, Faisal Husseini, a demandé une aide financière aux dirigeants politiques du Qatar et d’Arabie Saoudite pour 10.000 unités de logements à Jérusalem. Les deux pays se sont engagés à verser des dizaines de millions de dollars en témoignage de « soutien à l’intifada contre l’occupation israélienne ».

Les Arabes et les Juifs ont le même pourcentage d’approbation dans leurs demandes de permis de construire, ils sont soumis au même délai de quatre à six semaines pour l’approbation du permis et payent les mêmes frais (3.600 $) pour les installations de raccordement à l’eau et aux égouts.

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About Maheqra

Ancien universitaire et chercheur. Licence d'Histoire de la Pensée Juive de l'Université Hébraïque de Jérusalem. Spécialisé dans l'étude du Judaïsme et du christianisme dans leurs différences et dissensions, ainsi que dans leur dialogue contemporain.
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