“SENS” n° 358 – avril 2011 – La Résurrection des morts

« Le Christianisme n’existerait pas sans la foi en la résurrection des morts. Or il ne puise pas en lui-même cette conviction, mais il la reçoit de la sève dont il est nourri, la tradition d’Israël ». Ces deux phrases, par lesquelles le Père Jean Massonnet ouvre son article, donnent le sens et le contenu de ce numéro. C’est en effet « sur le sens de Dieu et de ses promesses, vécu dans la communauté [d’Israël] » que la foi en la résurrection des morts a progressivement germé pour s’imposer d’abord dans le Judaïsme rabbinique puis dans le Christianisme. Le Professeur Edouard Robberechts montre, dans un premier article, quelle est cette « Tradition d’Israël », relativement tardive mais qui traduit une aspiration populaire profonde de justice et qui est, pour les rabbins, ce qui « permet de fonder l’éthique et la responsabilité humaines dans l’histoire » ; dans un second article, après avoir étudié chez les Prophètes d’abord, dans la pensée pharisienne ensuite, le développement de cette croyance en la résurrection des morts, le Père Jean Massonnet montre comment Jésus et les Apôtres, Paul en particulier, s’inscrivent dans cette tradition.

La revue publie aussi les “notes” que le Père Michel Remaud a rédigées pour une récollection donnée à l’automne 2009 à la communauté catholique de langue hébraïque en Israël. Il proposait une lecture et une analyse d’un certain nombre de textes de Luc – Évangiles et Actes – qui sont construits sur un même schéma assez caractéristique : le récit commence dans deux endroits différents et se conclut par une rencontre, ce qui donne force au message ainsi transmis.

About Maheqra

Ancien universitaire et chercheur. Licence d'Histoire de la Pensée Juive de l'Université Hébraïque de Jérusalem. Spécialisé dans l'étude du Judaïsme et du christianisme dans leurs différences et dissensions, ainsi que dans leur dialogue contemporain.
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